J11 - Des chemins renversants, au milieu des rizières

Journée du 2 décembre

Par Arthur

Le matin de la visite de notre filleule Malai, nous sommes partis du campement à sept heures. Vingt minutes plus tard, nous nous sommes rendu compte que nous n’étions pas sur le bon chemin mais au milieu des rizières. Demi-tour, 40 minutes de perdues !

 Nous avons ensuite, pris un autre chemin. Celui-ci était cabossé, boueux et avec de grandes ornières. Bien difficile avec des vélos chargés ! Plusieurs d’entre nous sont tombés dans la boue. Une progression lente, et difficile, parfois en poussant les vélos pendant une grosse heure.

Heureusement pour nous, plus tard, nous avons eu une bonne piste en terre rouge. Cette route, nous a permis d’aller jusqu’au village de notre filleule. Nous sommes arrivés devant l’école de Malaï où une quinzaine d’élèves nous attendaient depuis une heure !

Par Ghyslaine et Bernard

Dans un article précédent, nous avons raconté la rencontre avec Malaï.

Arthur vous a raconté le début épique de notre trajet pour arriver jusqu’au village de Malaï.

Mais durant son trajet, contrairement à ses parents, Arthur ne pensait pas encore au retour … ses parents oui : cela avait été dur de faire les 15km du matin, mais tous les 2, nous savions que, pour le retour, nous devions encore rouler 15km sur un chemin en terre puis 20km de route pour arriver à Sisophon, le tout dans l’après midi ……

A 14h, après les beaux moments de partage avec Malaï, nous avons quitté le village avec, dès le début, l’espoir de tomber sur un truck vide. Mais non : tous les camions, partis le matin chargés de riz, revenaient à vide. Dans notre sens, les quelques derniers camions étaient pleins …

Nous voilà sous la canicule, dans un gros chemin en terre, très cabossé, dans la poussière des camions …. Après une heure ainsi, épuisés, nous nous sommes arrêtés sous une petite ombre au bord de la route, malgré la poussière, pour écouter une histoire « D’Aliénor d’Aquitaine ». Valentin guettait pendant que nous autres tentions de nous reposer …

Il fallait bien reprendre la route … difficilement, à moitié en danseuse, à moitié subissant les bosses , et les ornières …. dur , très dur … long , trop long …

Vous aimeriez une ou des photos ? Nous étions trop épuisés pour y penser !!

Et miracle … une camionnette à bestiaux s’arrête. Nous espérons charger 3 ou 4 vélos, mais tous y entrent … ouf !!  A peine installée, Romane s’endort. Nous demandons au chauffeur de nous déposer au début de la route goudronnée, mais très gentiment, il nous amène jusqu’à Sisophon. Sauvés !! Assurément la journée la plus difficile physiquement mais la journée de rencontre avec Malaï . Une journée loin d‘être banale !!

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